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VOYAGES D'UN PARISIEN EN GÉORGIE : KAKHÉTIE (SIGHNAGHI, UJARMA, ALAVERDI, KISTAURI), IMÉRÉTI (UBISA, SHROSHA)


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UBISA (1) (Géorgie) (11.10.2013) (11 PHOTOS)

 
 
 
 

 

 

U B I S A  (1)

 

 

(Imérétie)

 

 

 

 

 

 

 

 

1

 

 

DE SHROSHA À UBISA

 

 

 

Après deux journées de vendanges à Shrosha, je reste un jour de plus pour visiter Ubisa.

Le matin, un voisin m'accompagne en voiture à l'aller.

Je passe les heures chaudes dans le cimetière boisé.

 

 

Au retour, je marche au lieu de faire du stop.

Sous un soleil magnifique en fin d'après-midi, la vallée de la Dzirula entre les deux villages se dévoile lentement.

 

 

La route empreinte un pont franchissant la rivière.

 

 

 

 

Mais la plupart du temps, la route surplombe la Dzirula, dont les eaux étincellent dans la lumière.

 

 

 

 

 

Des cantonniers réparent la route au milieu des vapeurs de goudron.

L'un m'arrête et me questionne, fort curieux.

- "English ? English ?"

Que j'aille à pied l'intrigue.

Satisfait, il comprend que je suis Français, de Paris. 

 

 

La route relie Tbilissi et Koutaissi, les deux villes principales du pays. Un trafic important de voitures, de marchoutkas et de camions nécessite un entretien régulier.

Plusieurs routiers turcs s'arrêtent en bord de route pour se reposer au cours de leurs longs voyages.

 

 

L'église d'Ubisa apparaît au loin, puis grossit peu à peu au fil de la marche.

 

 

 

 

 

 

 

Les échappées visuelles sur la Dzirula dépendent de la densité de la végétation.

 

 

 

 

 

De la route, un raccourci à travers bois débouche près de l'église.

 

 

 

 

 

2

 

 

CIMETIÈRE D'UBISA

 

 

 

Je découvre Ubisa par la route, poussant un portillon du cimetière. 

J'y reste plusieurs heures avant de voir les fresques de l'église.

 

 

 

 

 

J'y écris "Cimetières", publié très vite dans "Histoires vagabondes".

 

 

Je ne sais ce qu'en pensent les morts.

 

 

 

 

Mais pour un vivant, ce vaste cimetière arboré est un lieu passionnant.

 

 

 

 

 

Je reviendrai à Ubisa, pour le simple plaisir d'y rêver et d'y écrire.

 

 

 

VOIR la SUITE sur :

 

10/11/2013: UBISA (2) (Géorgie) (11.10.2013) (12 PHOTOS)

 

 

 

Lionel Bonhouvrier.

 

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Publié à 15:57, le 11/11/2013 dans A4. RECIT, Ubisi
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UBISA (2) (Géorgie) (11.10.2013) (12 PHOTOS)

 
 
 

 

 

 

U B I S A  (2)

 

 

(Imérétie)

 

 

 

 

VOIR le DÉBUT sur :

 

11/11/2013: UBISA (1) (Géorgie) (11.10.2013) (11 PHOTOS)

 

 

 

 

3

 

 

LA BASILIQUE SAINT-GEORGES

 

 

 

 

 

 

Devant l'entrée actuelle, des pierres tombales rappellent le site du premier cimetière.

 

 

 

 

 

 

Un porche massif marque l'entrée médiévale.

Les murs épais aux galets apparents nous plongent dans une époque lointaine.

 

 

 

 

 

De l'extérieur, la basilique Saint-Georges (IVème siècle) est d'une grande simplicité

Les ornements d'architecture ou sculptés ressortent :

- encadrements de fenêtre :

 

 

 

 

 

- frises avec des lettres anciennes :

 

 

 

 

 

Derrière l'église :

- le mur possède plusieurs plaques, dont un lion sculpté :

 

 

 

 

 

Un jardin sert de cimetière annexe avec des tombes de pierre.

Deux tombes sont ornées de plantes fleuries.

 

 

 

 

 

L'église couverte de fresques est ouverte, mais la tour n'est pas accessible.

Quand on a des chèvres pour ancêtres, c'est un peu frustrant.

 

 

 

 

 

À la base de la tour, une plaque est gravée en alphabet géorgien.

Si quelqu'un m'envoyait la traduction, je lui en serais reconnaissant.

 

 

 

 

 

5

 

 

LE VILLAGE

 

 

 

 

 

 

Le noyau d'Ubisa est minuscule.

En cette partie du village, pas de commerce, juste un arrêt de bus.

Hors le complexe religieux, le tour en est vite fait.

 

 

L'école est construite au bord de la rivière, enjambée par un vrai pont de pierres.

Mais les rives sont moins attractives qu'à Shrosha.

 

 

Un étang me plaît, non loin de l'église.

 

 

 

 

 

Deux cochons en liberté mènent leur vie dans les fossés des chemins.

 

 

 

LIENS avec ce TEXTE :

 

14/10/2013: LES FRESQUES D'UBISA (11.10.2013) (16 PHOTOS)


12/10/2013: CIMETIÈRES (UBISA) (11.10.2013) (6 PHOTOS)

 

 

 

Lionel Bonhouvrier.

 

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Publié à 15:59, le 10/11/2013 dans A4. RECIT, Ubisi
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LES FRESQUES D'UBISA (11.10.2013) (16 PHOTOS)

 

 

 

 

 

LES FRESQUES D'UBISA

 

(Géorgie)

 

 

 

 

 

 

 

 

1

 

 

 

Après les vendanges chez la tante de Maia, je m'accorde une détente.

Journée consacréà Ubisa, avant le retour à Tbilisi.

Un voisin m'accompagne en voiture vers 10h.

Mais je veux revenir à pied à Shrosha pour jouir de la vue sur la vallée de la Dzirula.

 

 

Je m'attarde d'abord au cimetière, derrière la tour, avant d'entrer dans l'enceinte du monastère.

De la route, on comprend que l'ensemble s'étire sur quatre bâtiments, depuis le porche d'entrée jusqu'à la tour.

 

 

 

2

 

 

 

L'église est le joyau d'Ubisa. 

Construite au IXème siècle, la basilique Saint-Georges est couverte de fresques par le peintre Damian, à la fin du XIVème siècle.

 

 

 

 

 

L'église est déserte, j'allume quelques projecteurs.

Dix minutes plus tard, deux fidèles entrent, le temps d'allumer un cierge.

Beaucoup plus tard, un groupe de Géorgiens restent davantage. D'autres projecteurs s'allument, j'en profite.

 

 

 

 

 

Au-dessus du choeur, les fresques de la coupole attirent l'oeil.

Elles représentent le Christ pantocrator, trônant dans le ciel, entouré par la Vierge, le Saint-Esprit, les archanges, entre autres.

 

 

 

 

 

Sous la mandorle se joue "la Cène" entre Jésus et ses apôtres.

Dernier repas pour la Pâques juive, avant la trahison de Judas.

 

 

 

 

Des deux côtés de "la Cène, Jésus donne le pain et le vin à ses disciples." Le style de ces deux tableaux diffère sensiblement :

 

 

 

 

 

 

 

3

 

 

 

Le plafond de la nef est couvert de fresques magnifiques, illustrant des épisodes de la vie de Jésus.

Au centre du plafond, les portraits de Jésus et de Dieu ressortent.

 

 

 

 

 

 

 

À grandes enjambées, Gabriel entre chez Marie, assise dans un trône peu réaliste, c'est "l'Annonciation" :

 

 

 

 

À la gauche de Dieu, Damian a peint "la Nativité", avec les détails traditionnels :

 

 

 

 

 

Beaucoup de fresques sont abîmées.

De plus, j'ai des problèmes pour obtenir des photos nettes du "Baptême de Jésus" et de sa "Transfiguration" :

 

 

 

 

 

4

 

 

 

Les fresques murales de la nef racontent des épisodes plus récents de la vie de Jésus.

Remarquablement peinte, "l'entrée de Jésus à Jérusalem" est bien conservée :

 

 

 

 

 

D'autres fresques murales sont de qualité.

 

 

 

 

On devine les portraits d'un roi et de sa reine, d'un ascète, d'un évêque. Un saint accomplit plusieurs miracles :

 

 

 

 

 

LIENS avec ce TEXTE :

 


11/11/2013: UBISA (1) (Géorgie) (11.10.2013) (11 PHOTOS)
10/11/2013: UBISA (2) (Géorgie) (11.10.2013) (12 PHOTOS)

 

11/10/2013: CIMETIÈRES (UBISA) (Géorgie, 11.10.2013) (6 PHOTOS) 

 

 

 

Lionel Bonhouvrier.

 


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Publié à 15:50, le 14/10/2013 dans E4. PEINTURE, SCULPTURE, Ubisi
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CIMETIÈRES (UBISA) (11.10.2013) (6 PHOTOS)

 

 

 

 

 

 

CIMETIÈRES (UBISA)

 

 

 

 

 

 

 

 

1

 

 

 

Je n'ai jamais caché mon amour des cimetières.

Malgré l'ostracisme, le rejet instinctif de la mort. 

Pourquoi garder un amour secret par respect de convenances sociales ?

 

 

 

 

 

J'aime les cimetières.

À l'école primaire, j'ai assisté avec ma classe à des cérémonies du onze novembre.

Je ne comprenais guère les discours d'hommage aux anciens combattants.

Devant les tombes au cimetière du vieux Pecq, je rêvais

Nulle envie d'écouter, ni de parler. Seulement de rêvasser aux trépassés, à leur silence fleuri.

Hypnotisé déjà par les foucades du temps ?

 

 

 

2

 

 

 

 

 

De passage à Ubisa, je flâne au cimetière.

Soleil et vent.

Arbres et plantes frémissent, oscillent dans la lumière.

Le lierre s'accroche aux troncs morts et aux poteaux de clôture. Les ifs jaillissent vers le ciel, leurs cimes se balancent doucement.

 

 

Mon coeur bat avec force, rythmant le présent, comme s'il ne devait jamais s'arrêter.

Tous ces morts, inconnus que je ne connaîtrai jamais.

Souvent, une photo avec deux dates. La durée au cour de laquelle leur coeur cognait dans leur poitrine.

 

 

Certaines familles ont installé une table de pierre ou de métal près d'une tombe. Elles peuvent venir s'asseoir, penser tranquillement aux disparus.

 

 

 

 

Une table et deux bancs de bois me plaisent beaucoup.

Je m'y attable pour écrire dans une solitude parfaite.

 

 

J'imagine un banquet improvisé avec trois joyeux lurons, qui multiplieraient, à la géorgienne, les toasts à leurs amis.

 

 

 

 

Des dizaines de jeunes, disparus brutalement en 1993, dans une Géorgie d'apocalypse.

Cibles de snipers, victimes de la route, suicidés, accidentés de toutes les manières imaginables... 

Assassinés par des porteurs de flingues déchaînés par l'évaporation de la police, ...

 

 

Accompagnée de chants d'adieu, la cérémonie - entre larmes et sourires - prendrait des heures...

 

 

 

LIENS avec ce TEXTE :

 


11/11/2013: UBISA (1) (Géorgie) (11.10.2013) (11 PHOTOS)
10/11/2013: UBISA (2) (Géorgie) (11.10.2013) (12 PHOTOS)

 

25/10/2013: LES FRESQUES D'UBISA (Géorgie) (11.10.2013) (16 PHOTOS)

 

 

 

Lionel Bonhouvrier.

 


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Publié à 15:44, le 12/10/2013 dans A1. LITTERATURE, Ubisi
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