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'LA VOIX DE ROUSTAVELI" de IRAKLI ABACHIDZE (1960) (nov. 2013)

 

 

 

LA VOIX DE ROUSTAVELI

 

de

 

IRAKLI ABACHIDZE

 

(1909-1992)

 

 

 

 

 

Extrait de "Sur les pas de Rustavéli", écrit après un voyage en Palestine en 1960.
Son équipe visite le monastère de la Sainte-Croix de Jérusalem, où elle redécouvre une fresque représentant Shota Rustaveli.
Aux dires d'un critique, "Ce poème bouleversa toute la Géorgie, il la bouleversa au plus profond de son cœur".

 

 

 

 

 

Langue géorgienne

 

O ma langue natale

 

O gloire de mon peuple

 

Tu t'élèves et planes

 

Comme la plus haute flamme de la Foi.

 

Toi, le baume apaisant de toutes nos blessures,

 

O ciment qui unit les pierres dans le mur,

 

À l'heure de la mort, je n'ai plus rien que toi

 

 

 

 

J'ai tout quitté,

 

Mes proches, des centaines

 

D'amis et ce qui délivrait

 

Le faux et le vrai,

 

L'amour et la haine.

 

Tout est fini...

 

Tout s'achève,

 

J'ai fait mes adieux aux mortels,

 

Mais toi seule demeure,

 

Toi seule es éternelle,

 

Toi seule

 

Je ne puis te quitter

 

Au moment où je meurs,

 

 

 

 

Le soleil qui portait mes rêves,

 

Le soleil qui me dévorait,

 

Les jours les plus délicieux,

 

Et tous les instants les plus doux,

 

Ont, ma langue natale, moins que toi de douceur,

 

O mon bonheur amer,

 

Et ma tristesse douce,

 

Tu peux tout dire à tous,

 

Et tout faire,

 

Héros des légendes,

 

O grand sage,

 

O stèle du passé, présage !

 

 

 

 

Tu sondes les secrets de la terre,

 

Et tu scrutes les cieux,

 

Tu es également le burin, le pinceau,

 

Le chant du berceau

 

Et la plainte dernière,

 

O Verbe des Ibères,

 

Langue de la reine Thamar,

 

Mon génie et mon art,

 

Tu t'élèves et planes,

 

O ma langue natale, ma langue natale !

 

 

 

 

Tout se peut, les puissances déchoir,

 

Au champ d'honneur les hommes trépasser,

 

La poussière altérer la mémoire,

 

La raison épuiser les yeux sur l'évidence,

 

L'éclair peut foudroyer toute semence,

 

Toute grandeur peut être abaissée,

 

Mais toi, tu restes impérissable,

 

Image que j'adore,

 

Le temps ne peut muer en sable

 

Ta chair que n'atteint pas la mort.

 

 

 

 

Langue géorgienne

 

O ma langue natale

 

O gloire de mon peuple

 

Tu t'élèves et planes

 

Comme la plus haute flamme de la Foi.

 

Toi, le baume apaisant de toutes nos blessures,

 

O ciment qui unit les pierres dans le mur,

 

À l'heure de la mort, je n'ai plus rien que toi.

 

 

 

 

Traduction de Serge TSOULADZE.

 

 



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Publié à 15:27, le 15/11/2013 dans A3. POESIE GEORGIENNE,
Mots clefs :

"LA NUIT ET MOI", de GALAKTION TABIDZE (1892-1959)

 

 

 

LA NUIT ET MOI

 

de

 

GALAKTION TABIDZE

 

(1892-1959)

 

 

 

 

 

 

Tandis qu'en ce moment j'écris ces vers, minuit brûle et s'épanche.

 

Le vent, par les carreaux ouverts, des champs me chante la romance,

 

L'espace retient le manteau d'argent que la lune lui jette,

 

La brise agite l'ancolie et le lilas sous ma fenêtre.

 

Calmes palombes, des colonnes bleues parsèment le ciel blême,

 

Le sortilège l'envahit, comme les rimes de ce poème.

 

Une clarté laiteuse baigne tout objet, l'ombre qui luit

 

Est pleine de graves pensées comme mon cœur en cette nuit.

 

Ce cœur aussi par un secret depuis longtemps est habité,

 

je ne le révèle à personne, au zéphyr même je le tais.

 

L'amitié ne devine pas quelle amertume emplit le cœur

 

Et ce qui gît depuis des siècles dans ses vastes profondeurs.

 

L'instant de joie ne peut ravir au cœur ce qui l'enténébra

 

Ou la femme le dérober par les caresses de ses bras !

 

Ni le soupir chargé du rêve, ni le verre emplit de vin

 

Ne l'arracheront au tréfonds obscur du cœur où je le tiens.

 

Seule la nuit qui étincelle au milieu de l'insomnie

 

Connaît mon secret, elle sait tous les secrets, la blanche nuit,

 

Le sort de l'orphelin sur terre, ses supplices, ses effrois,

 

Nous sommes deux au monde, seuls,

 

La nuit et moi, la nuit et moi !

 

 

 

 

Traduction de Serge TSOULADZE.

 

 



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Publié à 13:37, le 15/11/2013 dans A3. POESIE GEORGIENNE, Tbilissi
Mots clefs :

"POÈME AVALANCHE", de TITSIAN TABIDZE (1893-1937)

 

 

 

POÈME AVALANCHE

 

de

 

TITSIAN TABIDZE

 

(1893-1937)

 

 

 

 

 

Je n'écris pas ces vers, ce sont eux qui m'écrivent,

 

Et le cours de ma vie épouse leur sillage,

 

Le poème surgit en avalanche vive

 

Et  vivant nous enterre emportés par l'orage !

 

 

 

Au mois d'Avril j'ai pris ma place sous le ciel,

 

Je suis né d'une fleur de pommier au printemps,

 

Je reçois la blancheur, l'averse torrentielle

 

S'écoule avec les pleurs de mes yeux palpitants

 

 

 

À ce signe je vois bien que la mort me guette,

 

Mais les vers que je dis survivront après moi,

 

Pour une fois entrer dans le cœur d'un poète

 

Et ce sera une offrande que cet émoi.

 

 

 

On dira que j'avais peu de chance en partage,

 

En bon jeune homme issu des rives d'Orpiri,

 

Que les vers ont toujours été mes seuls bagages,

 

Que je n'ai pas connu les chemins de la vie.

 

 

 

L'amour fou le tuait qu'il portait dans son cœur

 

Au soleil, à la terre, à l'air de Géorgie,

 

On lui dissimulait la route du bonheur,

 

Lui voulait le bonheur au poète élargi.

 

 

 

Je n'écris pas ces vers, ce sont eux qui m'écrivent,

 

Et le cours de ma vie épouse leur sillage,

 

Le poème surgit en avalanche vive

 

Et  vivant nous enterre emportés par l'orage !

 

 

 

 

Traduction de Serge TSOULADZE.

 



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Publié à 10:31, le 10/10/2013 dans A3. POESIE GEORGIENNE,
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