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VOYAGES D'UN PARISIEN EN GÉORGIE : KAKHÉTIE (SIGHNAGHI, UJARMA, ALAVERDI, KISTAURI), IMÉRÉTI (UBISA, SHROSHA)


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"LA NUIT ET MOI", de GALAKTION TABIDZE (1892-1959)

 

 

 

LA NUIT ET MOI

 

de

 

GALAKTION TABIDZE

 

(1892-1959)

 

 

 

 

 

 

Tandis qu'en ce moment j'écris ces vers, minuit brûle et s'épanche.

 

Le vent, par les carreaux ouverts, des champs me chante la romance,

 

L'espace retient le manteau d'argent que la lune lui jette,

 

La brise agite l'ancolie et le lilas sous ma fenêtre.

 

Calmes palombes, des colonnes bleues parsèment le ciel blême,

 

Le sortilège l'envahit, comme les rimes de ce poème.

 

Une clarté laiteuse baigne tout objet, l'ombre qui luit

 

Est pleine de graves pensées comme mon cœur en cette nuit.

 

Ce cœur aussi par un secret depuis longtemps est habité,

 

je ne le révèle à personne, au zéphyr même je le tais.

 

L'amitié ne devine pas quelle amertume emplit le cœur

 

Et ce qui gît depuis des siècles dans ses vastes profondeurs.

 

L'instant de joie ne peut ravir au cœur ce qui l'enténébra

 

Ou la femme le dérober par les caresses de ses bras !

 

Ni le soupir chargé du rêve, ni le verre emplit de vin

 

Ne l'arracheront au tréfonds obscur du cœur où je le tiens.

 

Seule la nuit qui étincelle au milieu de l'insomnie

 

Connaît mon secret, elle sait tous les secrets, la blanche nuit,

 

Le sort de l'orphelin sur terre, ses supplices, ses effrois,

 

Nous sommes deux au monde, seuls,

 

La nuit et moi, la nuit et moi !

 

 

 

 

Traduction de Serge TSOULADZE.

 

 



Publié à 13:37, le 15/11/2013 dans A3. POESIE GEORGIENNE, Tbilissi
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