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VOYAGES D'UN PARISIEN EN GÉORGIE : KAKHÉTIE (SIGHNAGHI, UJARMA, ALAVERDI, KISTAURI), IMÉRÉTI (UBISA, SHROSHA)


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CHÂTRONS LES COCHONS ! (Kistauri) (Kakhétie, octobre 2013) (13 PHOTOS)

 

 

 

 

 

 

 

CHÂTRONS LES COCHONS !

 

 

(Kistauri)

 

 

 

 

 

 

 

 

1

 

 

 

À la ferme, certains travaux sont plaisants, d'autres beaucoup moins.

Pour châtrer les cochons, on trouve moins de volontaires que pour fabriquer des churchkhelas...

 

 

Maia ne veut pas voir ça.

Loin de la basse cour, elle se réfugie à l'étage dans une chaise longue, parmi les épis de maïs, qui sèchent sur la terrasse avant d'être stockés au grenier.

Malheureusement, les cris des porcs sont perçants...

 

 

 

 

 

2

 

 

 

Cette fois, je photographie sans participer à l'opération "Châtrons les cochons !"

De la porcherie, située dans la basse cour, Nodari extrait un jeune porc. Il le soulève, le porte cahin-caha jusqu'à son matériel. Il le plaque sur le sol :

 

 

 

 

 

Le porc se débat, pressent une catastrophe. Il gigote et hurle à pleins poumons. Son instinct ne le trompe pas.

Un mauvais plan menace ses valseuses.

 

 

 

 

 

Nunuka et une voisine aident à immobiliser l'animal.

Non sans mal. Elles tiennent la tête et les pattes.

 

 

 

 

 

Nodari dégage les bourses, les nettoie à l'alcool.

 

 

 

 

 

Vétérinaire, il opère rapidement, avec dextérité.

Au scalpel, il incise la peau de la bourse, sort la gonade :

 

 

 

 

 

 

 

Le porc se tord de douleur, hurle à la mort.

C'est poignant, cela retourne le coeur.

Mais il est immobilisé fermement.

 

 

 

 

Nodari coupe le nerf tenant la gonade, la dépose dans un bassin de chirurgie :

 

 

 

 

Il nettoie la plaie à l'alcool, puis la désinfecte :

 

 

 

 

 

Procédé identique pour extraire la seconde boule.

À la fin de l'opération, on lâche le porc, privé de ses baloches. Il s'enfuit aux fins fonds de la basse cour, se dissimule derrière des arbres.

 

 

Les habitués surveillent chaque porc lâché.

Une vengeance est-elle possible ?

Mais le traumatisme les pousse à se cacher très loin.

 

 

Nunuka abandonne au second cochon, se replie vers la maison. La voisine la remplace efficacement...

Et son garçon de neuf ans assiste aux castrations sans montrer de sensibilité.

 

 

Bilan de ces opérations chirurgicales :

 

 

 

 

Alerté par les hurlements, un voisin arrive en renfort.

Il y a sept cochons à dévaliser de leurs bijoux de famille.

Au quatrième ou au cinquième, je fuis basse cour et hurlements. J'ai fait le plein de photos.

Rester serait un supplice.

 

 

Dernier regard aux pauvres ennuques. 

Être contraints d'abandonner leurs oeufs dans le poulailler, quelle honte !

Pour le moment, il remuent le sol de leurs groins insatiables.

 

 

 

 

3

 

 

 

Le lendemain, un plat attire les regards sur la table familiale.

En France, nous appelons cela des rognons.

Les amateurs ont-ils oublié la razzia sur les cochons ?

 

 

Quel plaisir de canibales à faire mijoter ces balles aux oignons et aux herbes dans la poelle !

Avec du persil, c'est meilleur.

Pendant que leurs ex-propriétaires fouillent la basse cour de leurs groins, entre deux soupirs, obsédés à la mangeaille.

 

 

 

LIENS avec ce TEXTE :

 


30/10/2013: CHURCHKHELA (Kistauri) (octobre 2013) (9 PHOTOS)


9/10/2013: VENDANGES À SHROSHA (9.10.2013) (12 PHOTOS)

 

 

 

Lionel Bonhouvrier.

 



Publié à 08:21, le 7/11/2013 dans H. VIE RURALE, K'istauri
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